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Le gouvernement ouvre la porte à une baisse de l’achat de livres dans les écoles

Les centres de services scolaires ont reçu les nouvelles règles budgétaires du gouvernement du Québec pour la prochaine année scolaire. Environ 38 millions de dollars qui étaient jusqu’ici consacrés à l’achat de livres pourront désormais être utilisés à d’autres fins, sans garantie qu’ils continueront de soutenir la lecture dans les écoles.

Malgré la mobilisation exceptionnelle du milieu du livre, qui a réuni plus de 17 000 signataires en quelques jours afin de protéger l’achat de livres neufs dans les écoles, le gouvernement n’a prévu aucune mesure claire pour garantir que les sommes destinées à la lecture continueront d’être consacrées à l’achat de livres.

Cette décision confirme les inquiétudes exprimées depuis le début mai par les libraires, les auteurs, les éditeurs, les distributeurs, les enseignants et les professionnels en bibliothéconomie scolaire. En fusionnant les sommes autrefois dédiées à l’achat de livres avec d’autres dépenses comme le sport, les sciences, les activités parascolaires et les sorties culturelles, le gouvernement ouvre la porte à une diminution importante des achats de livres dans les écoles.

Pour le milieu du livre, l’absence de protection spécifique dans les règles budgétaires envoie un signal préoccupant aux écoles et aux centres de services scolaires. Sans enveloppe dédiée, les achats de livres risquent d’être relégués derrière d’autres priorités budgétaires, au détriment de la réussite éducative des élèves, de la découvrabilité des œuvres québécoises et de la vitalité de l’ensemble de la chaîne du livre.

Des conséquences directes pour les élèves et pour le milieu du livre

Une réduction des achats de livres par les écoles priverait les élèves d’un accès régulier à des œuvres récentes, diversifiées et adaptées à leurs réalités, alors que la lecture demeure l’un des outils les plus puissants pour apprendre le français, développer le jugement critique et favoriser la réussite scolaire dans toutes les matières. Cette réduction pourrait avoir aussi des conséquences importantes pour l’ensemble de l’écosystème du livre au Québec, des librairies indépendantes jusqu’aux éditeurs, aux distributeurs et aux auteurs. 

L’ADELF est membre de la Coalition pour le livre a l’école qui milite afin de rétablir la protection de la mesure d’achats de livre à l’école.  Tous les partis politiques seront invités, par le Coalition, à prendre position sur ce dossier envue de l’élection du Québec d’octobre 2026.